Quand les tee-shirts de groupes de Metal deviennent vintage et collector

Guns N Roses Concert

Metal on coton : vintage is the law !

Les fans de metal sont ainsi faits : ils aiment arborer fièrement les groupes qu’ils adulent. Et si la plupart ne sont pas regardants et enfilent ce qu’ils trouvent, d’autres vont au contraire convoiter des exemplaires rares et millésimés. Bienvenue dans le prestigieux vestiaire métallique vintage !

AC/DC, Motörhead et autre Metallica

Cela peut paraître complètement impensable aujourd’hui, mais il fût un temps où il s’avérait compliqué de dénicher un t-shirt ou un sweat imprimés au nom d’un groupe metal. De nos jours, en cette époque prompte à recycler, détourner et surtout rentabiliser le moindre indice d’une quelconque crédibilité, cette idée semble aussi saugrenue que contreproductive. Mais dans les années 80, à moins d’habiter dans une grande ville ou commander via les catalogues imprimés sur les journaux musicaux, l’avarie textile était le dénominateur commun à nombre de headbangers. Voilà pourquoi les pièces imprimées survenues de ces années noires sont relativement rares. A cela s’ajoute un autre fait, tout aussi sidérant au XXIème siècle : on ne tenait pas ces biens, et encore moins cette musique, pour respectables. Généralement, les amateurs de hard rock étaient de jeunes gaillards qui, tout aussi férus de ce genre qu’ils soient, n’étaient pas tous soigneux ni nostalgiques. De fait, bon nombre de t-shirts AC/DC, sweat Motörhead ou vestes en jeans patchées Metallica de la glorieuse décennie 80 ont terminé leur carrière à la poubelle. « Sad but true », comme chantent si justement les Four Horsemen.

James Hetfield De Metallica Et Son T Shirt Motorhead D'époque
James Hetfield de Metallica et son tee-shirt Motörhead d’époque

666 euros

Aujourd’hui, le moindre quidam, fan de metal ou pas – peu importe à présent, a tout loisir d’acheter des t-shirts de mauvais coton portant un visuel marquant et le logo de Guns n’Roses, Slayer, Megadeth et autre Korn à la grande enseigne de prêt à porter du coin. Ces formations autrefois boudées, du moins pour les moins populaires, se sont retrouvées, par la grâce de ventes de copyrights, bradées aussi bien en zone commerciale qu’en une myriade de boutiques en ligne. Un mix gagnant : pochettes d’époque et prix cassés font toujours s’ouvrir les portemonnaies. Cet attrape-nigaud entièrement vidé de son sens initial fait bien évidemment sourire les amateurs d’authentique. Car, tandis que la majorité se jette sur ces produits manufacturés faussement usés, ces derniers traquent le vieux, le vrai, le vintage. Un véritable chemin de croix selon les pièces convoitées. Le temps a fatalement raréfié leur nombre pendant que la spéculation n’a fait que gonfler les prix. De fait, on assiste parfois à des offres et des échanges dépassant l’entendement. Ainsi, alors que 15€ suffisent pour empocher, frais de port compris, un t-shirt réédité de « The number of the beast » d’Iron Maiden, une édition d’époque dépasse allègrement les 100€, le multiplicateur s’affolant pour peu qu’il s’agisse d’un exemplaire acheté au cours de la tournée 1982. Pour le coup, le chiffre de la bête, 666, est atteint, voire dépassé, et pas qu’un peu. Bref, il y en a pour tous les goûts, des plus basiques aux plus exigeants. Quant aux boutiques, privilégiez les spécialisées, qui savent ce qu’elles vendent et demeurent bien achalandées. Notre conseil : Gabba Vintage (https://www.gabbavintage.com) et son dense rayon t-shirts rock. Ce sera toujours mieux qu’une vile réplique qui perdra ses couleurs et ses formes au bout de quelques lavages dans le tambour de metal…

Tom Araya De Slayer Porte Le T Shirt De Son Groupe, Logique
Tom Araya de Slayer porte le tee-shirt de son groupe… logique